Archives de catégorie : Actualité d’Accent Petite Enfance

Réforme des modes d’accueil, des points inquiètent Accent Petite Enfance !

Accent Petite Enfance s’inscrit totalement dans un projet de réforme des modes d’accueil et s’est investi dans les différentes phases de concertation organisées par la Direction Générale de la Cohésion Sociale, tout en alertant sur les points pouvant nuire à la qualité d’accueil des jeunes enfants.

Après deux ans de concertation, le gouvernement s’était engagé à adresser les textes réformant la petite enfance à l’ensemble des partenaires. Accent Petite Enfance a pu prendre connaissance des arbitrages et s’inquiète des évolutions concernant la qualité d’accueil des jeunes enfants et les conditions de travail des professionnel.le.s prévues dans les ordonnances et les décrets de cette réforme. Par ailleurs Accent Petite Enfance tient à souligner que cette réforme engendre des coûts supplémentaires à prévoir aux budgets des structures qui sont déjà fortement impactées par la crise sanitaire et reste dans l’attente des évolutions financières à venir.

A la lecture des textes,

Accent Petite Enfance salue les avancées suivantes :

  • L’application de la charte nationale de qualité à tous les modes d’accueil du jeune enfant ;
  • La possibilité d’administrer des médicaments et des traitements pour les professionnels encadrant en crèche ;
  • La mise en place de Comités Départementaux des Services aux Familles;
  • Le maintien du ratio de 40 /60 pour la composition des équipes ;
  • Le plafond des miro-crèches à 12 places au lieu de 10 places actuellement ;
  • L’instauration d’une règle nationale d’encadrement pour les sorties;
  • La mise en place des temps d’analyse de la pratique en crèche.

 

Accent Petite Enfance regrette et souhaite que soit retravaillé :
  • L’accès aux fonctions de direction à des candidats sans expérience préalable pour compenser une pénurie de professionnel.le diplômé.e de la petite enfance, sans prévoir des modules de formations obligatoire. « Les encadrants doivent être mieux formés à un mode de direction participatif, à l’animation d’équipe, aux partenariats locaux, tout autant qu’à la gestion administrative et financière d’une structure d’accueil. » (rapport Giampino) ;
  • Les dérogations aux surfaces minimales ne soient pas liées à la pression foncière mais uniquement à la densité de population ;
  • Le nombre d’heure soit largement insuffisant, ne permettant pas aux équipes des temps réguliers d’analyse de la pratique, mais seulement de manière ponctuelle ;
  • Le secteur non-lucratif bénéficie des mêmes droits à la représentation que le secteur marchand. Or, il gère beaucoup plus d’établissements et de services que le secteur marchand et a des spécificités qui mériteraient d’être valorisées, et des spécificités qui nécessitent une prise en compte particulière (convention collective, etc.).
Accent Petite Enfance s’inquiète et s’oppose aux dispositions suivantes :
  • La réduction du nombre minimum d’Educteur.trice de jeunes enfants au sein des établissement surtout en ce qui concernant les micro-crèches et petites crèches où il n’existe aucune obligation de présence d’EJE, quand bien même « La formation des Educateurs de Jeunes Enfants est globalement considérée comme la plus adaptée « au travail en accueil collectif» ( rapport Giampino) ;
  • La diminution du nombre d’heure de direction au vu de l’accroissement des tâches administratives et des missions confiées au EAJE ;
  • L’accueil en surnombre ne s’inscrit pas dans le respect des surfaces minimales d’accueil ;
  • La gestion des MAM traitée comme « accueil collectif » car pouvant être assurée par des gestionnaires publics ou privés, alors même que leur règlementation est moins contraignante, créant de fait une forte inégalité de traitement avec notamment les micro-crèches;
  • La petite enfance devienne un service aux familles par des prestations et non plus une politique d’accueil du jeune enfant;
  • Le référentiel bâtimentaire national et opposable ne permettant plus en l’état la diversité des établissements et présente un risque de standardisation des modes d’accueil. « Accueillir les enfants dans des modes d’accueils personnalisés, ludiques, qui laissent place à l’initiative aussi bien pour les enfants que pour les adultes. » (Axe 3, orientation 1, Rapport Giampino) ;
  • L’incitation excessive à la mutualisation de personnel et/ou locaux défavorisant les petits gestionnaires au profit des plus gros.

 

Accent Petite Enfance propose donc :
  • Des financements complémentaires afin d’accompagner aux fonctions de direction les professionnel.l.es diplômée.s. ou non de la petite enfance, avec ou sans expérience, à la direction participative, à l’animation d’équipe, aux partenariats locaux, à la gestion administrative et financière, par la formation continue ;
  • De revoir le taux d’encadrement en sortie, en privilégiant 1 professionnel.le pour 4 enfants ;
  • D’instaurer comme le propose la FNEJE, un référent socio-éducatif, EJE, avec un temps de détachement des enfants variable selon la catégorie de crèche.

 

Accent Petite Enfance reste mobilisé pour que la réforme des modes d’accueil garantisse aux familles un accueil de qualité des jeunes enfants, et demande donc que les discussions sur les textes reprennent.

Lancement du “Pôle Ressource Handicap” avec le Secrétaire d’État

Lors de sa visite officielle dans l’île, Adrien Taquet, Secrétaire d’Etat en charge de l’Enfance et des Familles auprès du ministre des Solidarités et de la Santé a choisi la Crèche Marylou à la Zac Porte des Salazes à Saint- André, pour le lancement de l’appel à projet « Pôle Ressource Handicap ».

Retrouver ci-dessous un beau publi-reportage sur Babyland dans Télémag+

L’idée principale du groupe Babyland est qu’un enfant en situation de handicap puisse prétendre à une place en crèche comme un autre enfant mais aussi qu’il s’y sente accueilli de la même façon.

« Notre rôle est de donner la possibilité à un enfant en situation de handicap de faire partie intégrante du groupe des enfants, de le considérer comme une personne à part entière. Il s’agit d’une  démarche essentielle pour la construction de son identité », insiste Christelle Audibert.

Aussi, l’équipe doit s’adapter à l’enfant, et penser sa différence comme une richesse. La manière dont l’enfant construit et renforce  son image de soi, dépend beaucoup de la manière dont les autres posent un regard sur lui: c’est l’expérience de l’inclusion.

« Les déficiences ne sont plus au cœur des préoccupations, nous avons pour philosophie de mettre en avant les potentialités et les capacités. Pour nous une inclusion réussie est celle où on arrive à garantir le même accueil pour tous enfants » conclut Julie Fontaine.

Charte pour une représentation mixte des jouets 2020

Un an après la signature de la première charte, Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée à l’Industrie, Élisabeth Moreno, ministre déléguée, auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances, Adrien Taquet, secrétaire d’État chargé de l’Enfance et des Familles, ont présidé le 1er anniversaire de la signature de la première « charte d’engagements pour une représentation mixte des jouets ». Les ministres ont présenté les principales avancées et signé une nouvelle version de la charte, avec de nouveaux acteurs et de nouveaux engagements.

Accent Petite Enfance est signataire de la charte pour une représentation mixte des jouets. A cette occasion Valentine Milcent de E2S Scop Petite Enfance, adhérent d’Accent, a pu intervenir et faire part de son retour terrain.

Télécharger l’intégralité de la Charte :

Petite enfance : Une réforme attendue, un dialogue à poursuivre sans tarder !

Accent est signataire du communiqué de presse de l’Uniopss concernant le projet de réforme de la petite enfance.

Petite enfance : Une réforme attendue, un dialogue à poursuivre sans tarder !
Alors que les débats parlementaires ont repris sur le projet de loi ASAP, l’Uniopss plaide pour que les travaux liés à la réforme du secteur de la petite enfance puissent reprendre rapidement. Elle réclame, en ce sens, le maintien de l’article 36 du projet de loi, qui donne au gouvernement une habilitation législative pour refondre le cadre normatif applicable à la petite enfance.
Le secteur de la petite enfance est actuellement suspendu aux débats parlementaires qui pourraient permettre à la réforme du cadre normatif de voir enfin le jour.
Les acteurs de l’économie sociale et solidaire espèrent qu’une nouvelle habilitation législative sera donnée au gouvernement dans la cadre du projet de loi pour l’accélération de la simplification de l’action publique (article 36 du projet de loi ASAP) afin que les changements espérés puissent advenir, et que le travail de concertation puisse se poursuivre et se conclure.
Prévue initialement par l’article 50 de la loi pour un État au service d’une société de confiance (ESSOC), la refonte de la réglementation applicable à la petite enfance devait se concrétiser avant février 2020. Or, faute de publication d’une ordonnance dans les délais impartis, la réforme est aujourd’hui toujours en attente.
Cette situation est d’autant plus regrettable que de nombreuses dispositions contenues dans le projet d’ordonnance sont le fruit d’un travail de concertation de plus d’un an entre les acteurs de la petite enfance et le ministère chargé des politiques familiales.
Même si des points de la réforme demeurent objet de désaccord et de discussion, les acteurs de l’ESS plaident pour que certaines dispositions entrent rapidement en vigueur. La crise sanitaire a, par exemple, exacerbé les besoins d’un référent de santé, d’un pilotage territorial ou d’accueil en horaires atypiques…
Les acteurs de l’ESS souhaitent donc que le renouvellement de l’habitation législative permette la reprise et la conclusion du travail de concertation (notamment sur les questions d’accueil en surnombre, de surfaces minimales d’accueil par enfant et de réaffirmation du rôle des PMI). Ils resteront vigilants à promouvoir un accueil inclusif et de qualité.

 

Contact Presse : Valérie Mercadal, Directrice de la communication et de l’information à l’Uniopss : vmercadal@uniopss.asso.fr – 01 53 36 35 06

LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE AU SUJET DE LA NOMINATION DU.DE LA PROCHAIN.E DEFENSEUR.E DES DROITS

Communiqué de presse

24 juin 2020

 

Lettre ouverte au Président de la République

« Nous comptons sur vous pour que la promotion et l’effectivité des droits de l’enfant guident votre choix au moment de désigner le∙la futur∙e Défenseur∙e des Droits »

D’ici au 17 juillet prochain, le Président de la République désignera la personne qui incarnera pour 6 ans l’institution du Défenseur des Droits, à la suite de Jacques Toubon. 

Les enjeux de cette nouvelle mandature sont cruciaux. C’est pourquoi, 7 associations et fédérations accompagnées de 7 jeunes engagéˑeˑs et avec le soutien de 47 organisations adressent une lettre ouverte à Emmanuel Macron pour l’alerter sur l’importance de cette décision et attirer son attention sur les qualités et compétences indispensables à prendre en compte dans le choix du de∙la futur∙e Défenseur∙e des Droits.

Bien que peu connu des citoyens, le Défenseur des droits, créé en 2011, est une vigie indispensable à notre démocratie. La mission de cette institution est de défendre les personnes dont les droits ne sont pas respectés, de promouvoir l’égalité de touˑteˑs, et d’assurer l’effectivité des droits de chacunˑe. Les droits des enfants, tels que définis par la Convention relative aux Droits de l’enfant, font partie intégrante de ses domaines de compétences. A cet effet, il s’appuie notamment sur leˑa Défenseurˑe des enfants dont le mandat arrive également à échéance.

Les signataires de cette lettre considèrent que le.a Défenseur.e des Droits a un rôle décisif  à jouer pour renforcer l’effectivité des Droits de l’enfant en France et à l’international. Pour mener à bien cette mission, il conviendra de s’assurer d’une totale impartialité et indépendance du. deˑla futurˑe Défenseurˑe. Au-delà de son expertise dans le domaine des droits de l’enfant, des qualités d’écoute et de dialogue non seulement avec la société civile, mais aussi avec les enfants et les jeunes devront émerger de son parcours, ou au moins de son projet de mandature. C’est en échangeant avec eux.elles qu’ilˑelle pourra porter au mieux leur voix et les défendre. 

Pour lire l’intégralité de la Lettre ouverte adressée à Emmanuel Macron le 24 juin :

Cliquer pour accéder à Lettre-ouverte-nomination-DDD-VDEF-publication-web.pdf

Accent Petite Enfance – Indemnisation des EAJE en PSU

Communiqué de presse du 31 Mars 2020 – Indemnisation des EAJE en PSU:

Accent Petite Enfance a pris acte des décisions prises à l’unanimité par le conseil d’administration de la Caisse Nationale d’Allocations Familiales sur les aides exceptionnelles à destination des crèches financées par les CAF et qui ont dû fermer leurs portes dès le lundi 16 Mars.

Ainsi les crèches bénéficiant de la prestation de service unique peuvent pendant cette période de fermeture être indemnisées à hauteur de 27€ par place fermée et par jour pour les crèches publiques est à 17€ pour les établissements privés en complément de leur indemnisation de l’activité partielle.

Accent Petite Enfance souhaite rappeler que les micro-crèches en PAJE restent encore dans l’incertitude quant à de potentielles indemnités, malgré le fait qu’elles ferment toutes faute d’enfant à accueillir ou bien faute de personnel disponible. Les micro-crèches n’ont également à l’heure actuelle aucune information concernant la facturation à prévoir aux familles prioritaires dans la gestion de la
crise, alors que la CNAF a annoncé la gratuité pour les crèches en PSU.

Accent souhaite interpeler la CNAF ainsi que le Gouvernement sur les indemnisations prévues à hauteur de 17€ par jour et par place. Les crèches du réseau, après avoir bénéficié du chômage partiel et de l’indemnité, ont un reste à charge moyen de 15,04€ avec de grandes disparités en fonction de leur localisation (région parisienne – province – DROM).

Dans un souci de non-fermeture de places en crèche, il est urgent que les pouvoir publics prennent des décisions claires pour permettre aux structures de faire face à cette situation de crise. Nous rappelons que les crèches doivent déjà jongler avec un retard des paiements des acomptes PSU ce qui fragilise grandement leur trésorerie.

Les structures petite enfance de l’Economie Sociale et Solidaire du réseau Accent Petite Enfance restent à disposition du Gouvernement pour lutter contre la propagation de l’épidémie de coronavirus, et des partenaires afin de trouver des solutions et éviter ainsi tout risque de fermeture de crèche et micro-crèche.

Retrouvez l’ensemble du communiqué ci-dessous:

Accent Petite Enfance fait le point sur le projet de réforme des modes d’accueil du jeune enfant

Après la réception des documents concernant le projet d’ordonnance sur les évolutions des cadres d’accueil du jeune enfant, Accent Petite Enfance tient à saluer la concrétisation de certains points travaillés lors la concertation démarrée en septembre 2018, tout en alertant le gouvernement sur d’autres points pouvant nuire à la qualité d’accueil des jeunes enfants.

Accent Petite Enfance s’inscrit totalement dans un projet de réforme des modes d’accueil et s’implique donc aux différentes phases de concertation organisées par la Direction Générale de la Cohésion Sociale, tout en restant vigilant à l’élaboration de cette réforme.

Retrouvez l’ensemble des points dans notre communiqué :

Semaine de lutte contre les violences conjugales au sein des EAJE Babyland & de l’AFSP.

Semaine de lutte contre les violences conjugales au sein des EAJE Babyland & de l’AFSP – 22 novembre 2019

Afin de clôturer le Premier Grenelle National contre les violences conjugales, du lundi 25 au vendredi 29 novembre 2019, nos crèches, en collaboration avec les partenaires institutionnels et associations locales telles que CEVIF, ARIV (médecins, psychologues, assistant du service social…), proposent gratuitement des ateliers & cafés pour nos parents autour des thèmes suivants :

l’autorité parentale – la fessée – l’écoute active – l’accueil des émotions – la violence véhiculée par les médias – les stéréotypes sexistes – les violences dites ordinaires – ateliers de massage – bien être & image de soi – yoga !

Des formations dispensées par le CEVIF et l’ARIV ont été mises en place à l’attention de nos équipes, afin de permettre aux professionnels d’être dans une posture d’écoute et d’accompagnement des victimes.

Objectifs de ces échanges ?
Favoriser les rencontres parents-professionnels, susciter le dialogue, libérer les émotions, échanger savoirs & expériences. Dialogue, partage et prévention, pour mieux protéger.

Chers parents, contactez votre crèche dès maintenant afin de réserver votre place, à très vite,

Numéro SAMU Social : 112
Numéro d’écoute anonyme dédié aux femmes : 39 19

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