Il fallait que quelqu’un le dise : Investissons dans la petite enfance !

Terra nova vient de publier :  « Investissons dans la petite enfance, l’égalité des chances se joue avant la maternelle »

Un rapport écrit à 4 mains, pluri-dsciplinaire, qui souligne que beaucoup de choses se jouent avant 3 ans au niveau de l’égalité des chances, et qui rappelle que pour les 20% de familles les plus modestes, le taux d’enfant accueilli à titre principal en crèche n’est que de 5% ; ce taux monte à 22% pour les enfants des 20% de familles les plus aisées (Etude DREES 2014)

Le rapport propose : Une vision, un objectif et une méthode pour renouveler la politique de la petite enfance

Une vision : la politique de la petite enfance doit viser autant l’égalité des chances que l’appui aux parents qui travaillent ; elle doit être envisagée autant du point de vue du développement de l’enfant que de celui des parents ; on doit y parler autant d’éducation que de modes de garde.

Un objectif principal : orienter cette politique vers les enfants et les parents qui en ont le plus besoin – en donnant la priorité au développement des crèches dans les quartiers populaires et les territoires ruraux, en imposant la transparence dans l’attribution des places, en améliorant la qualité pédagogique dans les crèches et en développant fortement le soutien aux parents.

Une méthode : celle du dialogue entre praticiens de terrain et chercheurs – pour promouvoir les pratiques les plus efficaces validées par les évaluations scientifiques, et pour apporter une inspiration internationale et innovante à nos services publics de la petite enfance. Ce rapport recense ainsi les principaux résultats scientifiques utiles pour les praticiens.

Nous partageons pleinement la recommandation de soutenir financièrement le fonctionnement des EAJE qui s’implantent ou sont implantés en zone rurale ou en zone où le tissu économique n’est que faiblement développé. De même le lien avec les PMI et les acteurs terains qui sont en contact avec des publics isolés est à renforcer pour « toucher » ces familles qui d’elles mêmes ne sollicitent pas de places d’accueil. Cela peut-etre lié à la difficulté de remplir les dossiers d’inscription, au manque de connaissance des possiblités d’accueil et des tarifs progressifs selon les revenus. Enfin, l’accompagnement à la parentalité ne doit pas rester un mot mais être mis en action.

Le rapport Terra nova ici